Dimanche 7 août 2011 - Jour 1
Ouverture officielle du Festival
par Danièle Miny
13h38- Le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap se remplit doucement de pèlerins. Il fait chaud à l’extérieur et à l’intérieur. On entend quelques petits bruits ambiants; puis quelques petites notes de musique de l’orgue, à peine audibles. Les responsables de l’organisation s’affairent à droite, à gauche. Le père Georges Madore vérifie, au jubé, si tout est bien placé pour la première prédication du jour 1 du festival. Une dame l’interpelle, de vieux amis assurément… : belle convivialité dans l’attente que le Festival commence. Quelques rires au fond du sanctuaire. Julien de La Fontaine, le recteur du Sanctuaire, a mis son aube et se dirige à l’arrière de cette immense, belle et simple enceinte dédiée à Marie, pour accueillir les pèlerins qui ne cessent de se multiplier pour remplir quasi en totalité les bancs. Le père Yoland Ouellet, o.m.i., voit aux derniers détails avec les jeunes de Cap-Jeunesse. Les gens prient, chuchotent et se mettent à chanter les refrains nouveaux de la neuvaine : Qu’elle est cette folie qui s’empare de nous (bis)et J’ai tout remis entre tes mains (bis). 14h- Enfin, les tuyaux de l’orgue retentissent, l’assistance se lève, tradition oblige, pour saluer le passage des prêtres et de jeunes de Cap Jeunesse. Le Festival de l’Assomption vient de prendre son envol.
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Le mot de bienvenue du recteur du Sanctuaire, (Photo: Danièle Miny) |
La table est mise à travers des paradoxes
Après les mots d’accueil d’usage et les recommandations du père Julien, o.m.i., à l’assemblée attentive, relatifs au bon déroulement de cette période d’introspection, de spiritualité, d’offrandes de tous les petits et grands maux de l’être humain et de rassemblement imposant, des jeunes se sont installés dans le chœur pour chanter : Je suis silence; je suis au-delà de toute parole; je suis fou de croire en toi; si loin et si proche à la fois. Dis-moi qui tu es? La table était mise pour concrétiser le thème : FOU DE CROIRE.
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L'assemblée était invitée à chanter les refrains qui reviendront pendant tout le Festival de l'Assomption 2011, au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, à Trois-Rivières: Quelle est cette folie qui s'empare de nous? (bis) J'ai tout remis entre tes mains (bis) Louise Blanchette dirige le chant. |
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Procession d’entrée de la première célébration du Festival de l’Assomption 2011. |
Le père Madore est entré de plain-pied dans sa prédication : Je ne comprends pas… me dit une personne; je ne comprends plus ma femme (des rires dans l’assemblée), je ne comprends plus mes enfants… Ce Montfortain a amené cet exemple de la vie quotidienne pour aborder le sujet des paradoxes, ceux de Dieu : paradoxe de son être, de son agir et de sa parole. Dieu est comme une montagne : loin mais proche de nous. Dieu nous échappe, on ne peut pas le saisir, pourtant il est près de nous toujours. Tout a commencé quand Dieu a parlé : dans la Genèse. Cette parole par la suite s’est transposée dans le Christ : le souffle (l’Esprit), la gloire (la présence) et la sagesse…
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Le Montfortain, Georges Madore, premier prédicateur de la deuxième édition du Festival de l'Assomption (neuvaine 2011), a su tenir l'assemblée en haleine avec les paradoxes de Dieu... (Photo: Danièle Miny) |
Le père Madore, fin prédicateur, a fait rire la foule en parlant du peuple fort que veut Dieu… non pas par les armes, la puissance, des couples fringants, mais avec pépère et mémère… Sarah qui a eu son premier enfant à 90 ans; un autre paradoxe de Dieu bien amené par le prédicateur. Des exemples caractéristiques à la manière paradoxale, voire inattendue à nos yeux, de l’agir Dieu.
Percée de caresses ou de mites?
Qui perd sa vie la sauve; qui la sauve la perd… rien de plus paradoxale! Georges Madore a trouvé un visuel ingénieux pour démystifier ces affirmations : Rebecca, sa vieille tante avait remporté, au Cercle des Fermières, un premier prix ex aequo avec une autre dame pour la confection d’une couverture. Rebecca a donné sa couverture en laine à sa petite-fille pour l’envelopper lors du baptême. Seize ans plus tard, la petite Sylvie avait toujours la couverture, sa belle doudou… Le père Madore l’a fait voir : une pièce usée par le temps, par l’amour de la petite fille pour cette œuvre en laine. Puis, il a montré la couverture de l’autre gagnante, une couverture qu’elle avait précieusement conservée dans son tiroir. Et de ces deux exemples concrets, le prédicateur a dit : n’est-il pas mieux d’avoir une couverture toute trouée et usée par des caresses que par des mites? Donc: qui perd sa vie la sauve (couverture trouée) à qui la sauve la perd (couverture mitée).
La première journée du Festival fut baptisée par la pluie en après-midi, forçant les organisateurs à présenter la prédication du soir et la prestation du groupe gospel de Drummondville, à l’intérieur du Sanctuaire où il y avait de nombreux pèlerins, malgré le mauvais temps. S’ensuivirent la procession aux flambeaux dans les jardins du Sanctuaire et la bénédiction personnelle au petit sanctuaire.
Le Festival s’est amorcé dans la sérénité, la simplicité et le recueillement.




Commentaires (5)
LE DIEU DES PARADOXES : je me souviens...
Ô toi l’au-delà de tout… De tous les êtres tu es la fin; tu es tout être, et tu n’en es aucun; tu n’est pas un seul être; tu n'es pas leur ensemble ; tu as tous les noms et comment te nommerais-je, toi qu’on ne peut nommer (Saint Grégoire de Nazianze)
À TROIS ILS NE FONT QU'UN...
Je me souviens : Il est aussi facile de nier l’existence de Dieu : « Pourquoi tout ce mal ? » que de croire en Lui : « Pourquoi tout ce bien? » -
Bon festival de l'Assomption, avec toute une équipe à l'oeuvre chaque jour, des artistes qui y viennent chanter ou jouer des instruments, des gens de tout âge et toute race qui se rassembleront autour d'un même Père, et d'une même Mère aussi! Merci pour le blog qui nous fera suivre et voir cela se passer au Sanctuaire Notre-Dame du Cap qui est de toute beauté! Ce festival nous communiquera sûrement la joie et même la folie de croire par l'ensemble et la diversité des célébrations et animations! Un Festival marial unique au pays!
TOUT AUTRE ET TONT PROCHE...
Au commencement était le Verbe. Et le Verbe s'est fait chair... Et il a habité parmi nous... (Jean 1)
"Fou de croire" !
La pastorale de cette année à Notre-Dame-du-Cap, peut s’appliquer à cette poignée de prêtres qui vont suivre saint Eugène dans l’entreprise nouvelle et très ardue de réveiller le sens de l’Évangile chez les rescapés de la Révolution.