Lundi 8 août 2011 - Jour 2
Fou de croire! À trois, ils ne font qu’un!
par Danièle Miny
Le soleil était au rendez-vous de cette deuxième journée du Festival de l’Assomption (neuvaine 2011). Il faisait chaud et humide à l’intérieur du Sanctuaire mais rien pour empêcher les pèlerins, en nombre croissant, de venir écouter la prédiction de Paul Arsenault, o.m.i., et de vivre une célébration eucharistique avec ce prédicateur et ses confrères oblats, le recteur, Julien, et Bernard Ménard, o.m.i., et plusieurs autres.
Je suis dubitative devant tant de talent à rendre vivante et concrète les récits de la Bible et les concepts difficiles à saisir par la plupart d’entre nous tels : le Père, le fils et le saint Esprit. Le père Arsenault a réussi, toujours par l’imagerie, à rendre la chose des plus claires. Les jeunes comédiens de Cap-Jeunesse ont ajouté aux mots, la musique et les gestes, pour concrétiser le thème du 8 août : À TROIS, ILS NE FONT QU’UN!
Sommes-nous des fous de croire?
La question d’entrée de jeu par le père Arsenault à l’assemblée fut celle-ci: « Levez-vous, ceux et celles qui sont « fou de croire ». On ne peut pas dire que les gens se soient levés d’un bond! Il y a eu certaines hésitations… Et hop, les trois quart de l’assistance debout, et le père Arsenault de dire : « Que ce n’est pas toujours évident de croire sans se poser un tas de questions ». Il a fait alors référence à Mère Teresa et à sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus : « Elles ont eu des doutes, elles aussi; elles ont vécu ce qu’on appelle la nuit du néant où elles se demandaient si Dieu existait; elles ne ressentaient plus rien ». Le père Arsenault enchaîna alors avec ce lien : « Chacun est à un niveau et il ne faut pas juger les gens qui ne pensent pas comme nous ».
![]() |
Les Jardins du Sanctuaire livrent ses beautés. En me promenant dans les Jardins, en soirée, au moment de la prédication du père Arsenault, mon regard s'est penché sur deux personnes que je croyais en prière. Quelle beauté; je réalisais en m'approchant de plus près que c'était le père Benoît Garceau Benoît Garceau, o.m.i. qui faisait la lecture à Huguette Singcaster, une dame non-voyante. Chaque jour, cet Oblat lui fait la lecture à cette habituée des Jardins. Un moment unique; un geste extraodinaire. Un moment de contemplation qui ravit le coeur. (Photo: Danièle Miny) |
Existe-t-il?
« Si Dieu existe, pourquoi tant de mal? » En soirée, à la prédication du soir, il a ajouté pour corroborer ses propos : « Des dizaines de jeunes assassinés en Norvège par un tireur fou; de la famine en Somalie. Si Dieu n’existe pas, pourquoi tant de bien? » Il décrivit alors le bonheur d’aimer, les familles heureuses, etc. Le prédicateur s’est référé aux saints penseurs et philosophes dont saint Augustin : « Si tu comprends Dieu, ce n’est plus Dieu. On se fait une idée de Dieu; elle nous vient le plus souvent de nos parents, de nos éducateurs… Quand on quitte nos vieilles images de Dieu, on fait alors, dira-t-il, une expérience d’un véritable visage de Dieu : celui qui n’est pas sévère, ne commande pas et ne punit point.
![]() |
La prédication du père Arsenault, o.m.i., a transporté les pèlerins en montgolfière virtuelle pour expliquer: À trois, ils ne font qu'un! Le Père, le Fils et le saint Esprit, le sujet traité pour la seconde prédication du Festival de l'Assomption. (Photo: Danièle Miny) |
Révélation choc d’un prêtre humble…
Le père Arsenault, en marche comme tous les pèlerins rassemblés au Sanctuaire, le jour ou dehors, le soir, n’a pas hésité à lancer, à la surprise de plusieurs personnes, quelques-uns ont même souri : « J’ai beau vous expliquer, vous faire des comparaisons, chercher les moyens de vous décrire le visage et l’être de Dieu et tous ses paradoxes, reste que mes propos sur ce sujet sont en vain, car Dieu restera toujours un mystère, la trinité de même, et c’est bien ainsi. Le mystère du Père, du Fils et du saint Esprit le restera entier. » En fait, je suis d’accord avec cette constatation : qui sommes-nous pour présumer des actes de Dieu et de son essence? Fou de croire, restons-le, et dans cet abandon, ma foi parfois contrôlé car nous sommes des êtres humains, il y a toujours des surprises merveilleuses.
![]() |
Nicole écoutait attentivement les chants de Taizé par le Petit choeur fondu de Cap-Jeunesse: "Je ne suis pas venue à la neuvaine pendant quelques années. Ce sont mes petites-filles qui m'y ont ramenée, car elles font partie de Cap-Jeunesse". Une mamie bien fière. (Photo: Danièle Miny) |
Belle soirée
Mère nature était de notre côté, ce soir du 8 août. Une petite brise caressait les visages en contemplation, en méditation, en prière ou tout simplement en paix. Le Petit chœur fondu composé des jeunes de Cap-Jeunesse a offert un temps de prière par des chants de Taizé. Une atmosphère de belle soirée d’été dans une ambiance de recueillement dans la joie d’être tous ensemble, sur un même site, ne pouvait qu’être bénéfique pour tous et toutes. Les bébés dans leur poussette ou dans les bras des parents et les jeunes enfants ressentaient ce calme car aucun bruit… une belle soirée. La procession au flambeau dans les jardins aboutit dans le Petit Sanctuaire où des prêtres bénissaient les gens et cela encore dans une atmosphère baignée de quiétude.
![]() |
Les jeunes de Cap-Jeunesse performe depuis le début du Festival en présentant chorégraphies et chants, jour et soir. (Photo: Danièle Miny) |
![]() |
Des centaines et des centaines de personnes se plient volontiers aux chorégraphies proposées par Cap-Jeunesse. (Photo: Danièle Miny) |
![]() |
La nature embellit chaque soir le Sanctuaire de la lumière d'un coucher de soleil. (Photo: Danièle Miny) |
![]() |
Un beau nom pour les chanteurs et animateurs de Cap-Jeunesse: Petit chœur fondu. Ici, quelques minutes avant la procession aux flambeaux, vers les Jardins du Sanctuaire. (Photo: Danièle Miny) |
![]() |
Quelques instants avant de se diriger vers les Jardins du Sanctuaire, il y a ce rituel précieux du partage du feu de flambeau à flambeau, un geste somme toute solidaire. (Photo: Danièle Miny) |








Commentaires (0)