Mardi 9 août 2011 - Jour 3
Dieu de justice ou de miséricorde
par Danièle Miny
Il ne devait pas rester beaucoup de places assises dans les bancs du Sanctuaire en ce 9 août; frais dehors, un petit temps tristounet, mais une chaleur humaine de plus en grande à l’intérieur.
Le père Georges Madore a prêché pour une seconde fois. Le Festival de l’Assomption était aujourd’hui sous la loupe intéressée des grands médias de la région, notamment Radio-Canda, et Cogeco, ce dernier filme et retransmet tout le Festival quotidiennement, en soirée; de cette manière, tous et chacun suivent à leur rythme les différentes prédications, chants et animations de cet événement religieux et spirituel annuel à Trois-Rivières.
Le Montfortain aborda un sujet tout aussi complexe que les deux derniers : Dieu de justice et de miséricorde. Pour les visuels, dont je suis, il est plus facile de comprendre les choses quand on les explique avec des objets, des graphiques, des images réelles. Par ces bulles de savon qu’il faisait allègrement, se défendant bien de ne pas avoir la dextérité des enfants, il est arrivé à faire comprendre que de peindre ses ongles d’orteils de petits lys ou de visiter toutes les ventes de garage, ce n’est pas cela qui rend heureux; il a de même sorti de dessous de sa chasuble un cœur en fer « Je l’ai emprunté à la statue représentant Notre-Dame-du-Cap, dans une des chapelles des Oblats ». Il a frappé dessus pour montrer qu’un cœur solide n’a peur de rien, n’a pas peur de l’amour. Puis dans un seul chœur, celui créé instantanément par l’assemblée, tous ont entonné Gens du pays, c’est à votre tour de vous faire parler d’amour, de Gilles Vigneault. De fil en aiguille, il est revenu à son idée de base : « Arrêtez de faire des bulles (des balloons), et aimez! ».
J’ai commencé à vous décrire le 3e point de sa prédication. Les deux premiers ont mis en valeur le Dieu juste et loyal; il s’est inspiré du Psaume 45 pour expliquer ses propos. Il a fait ressortir la loyauté et les bienfaits de Dieu. « Il fut un temps où quelques curés (l’assemblée a ri) faisaient - lors des retraites paroissiales- peur aux gens avec l’enfer, les y insérant au début de la retraite pour les ressortir à la fin de celle-ci; c’est avec cet humour, parfois mordant, que le père Madore a accroché l’auditoire, le tout entrecoupé de chants et de lectures.
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Georges Madore, le prédicateur montfortain, a subtilisé le cœur de Marie (un bel emprunt à vrai dire) dans la petite chapelle des Oblats pour concrétiser aux yeux de tout un chacun réuni à l’extérieur du Sanctuaire et bien installé sur des chaises pliantes, ses propos liés au Dieu de justice et de miséricorde. « Savez-vous ce qui est écrit à l’intérieur de ce cœur - Tous mes enfants, surtout ceux qui souffrent -. L’amour se moque du jugement; l’amour ne passera jamais… » Un bel emprunt pour taper sur le clou d’une affirmation du père Madore : « le désir de l’amour de Dieu est aussi immense que le fleuve… ». Il le dit en pointant du doigt le fleuve Saint-Laurent qui longe le site du Sanctuaire. (Photo: Danièle Miny) |
Une assemblée en communion
Les chants m’ont semblé particulièrement profonds, cet après-midi du 9 août, entraînant nos cœurs et nos yeux dans des abîmes de réflexion et de spiritualité apaisantes; enfin ce fut mon cas! Je suis étonnée à chaque fois de voir autant de monde aller communier sans qu’il y ait des bousculades ou des entraves… vous savez comme sur la route : c’est moi qui passe! Non, tout se fait dans une atmosphère inhabituelle, toute douce, toute enrobée de chants qui nous transportent dans un ailleurs précieux… bon, je m’emporte! Bref, pour vous dire que les fardeaux que nous portons semblent plus légers à chaque fois. Une dame assise près de moi, au début de la prédication et les cérémonies d’usage, se retenait péniblement de pleurer. Le père Madore a probablement délivré sa peine qui s’est envolée en petits rires provoqués par cette prédication captivante parfois! Les bienfaits… la justice… rendus!
Et vous?
La justice de Dieu n’est pas celle de nos tribunaux, quoi qu’il en faille dans notre monde, mais elle est justice en actes miséricordieux, comme le mentionnait le père Madore. J’avoue que j’abonde dans ce sens depuis l’an dernier. Et vous?
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Le père Yoland Ouellet, o.m.i., le vice-recteur du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, semble avoir lancé la mode du chapeau bon chic et bon genre. « Tu as vu, le curé porte un chapeau », ai-je entendu, derrière moi, lors de la prédication du jour. Eh oui, quelques jeunes de Cap-Jeunesse ont emboîté le pas : j’ai vu deux autre TESI, car c’est le nom de ce chapeau d’été. J’ai fait une petite recherche sur Internet pour trouver le nom de ce petit « bibi » qui rappelle le beau temps de vacances, la belle période des festivals tel celui de l’Assomption, à Trois-Rivières, Province du Québec, Canada… je précise, car probablement plusieurs personnes dans le monde suivent ce blogue… je ne porte pas de chapeau donc je peux bien m’enfler la tête! Une mode est née. Est-ce que tous les festivaliers dorénavant viendront sur le site avec leur Tesi? Mais les femmes que porteront-elles? De belles ombrelles… mais cela cacherait la vue… qu’en pensez-vous ? (Photo: Danièle Miny) |
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Le père Denis Béland, o.m.i., qui se préparait à recevoir les marcheurs aux flambeaux dans le Petit Sanctuaire situé à l’orée des Jardins, m’a mise sur une piste intéressante : deux jumeaux identiques, Sébastien et François, de Saint-Thècle viennent chaque année avec leurs grands-parents, Jacques et Stella qui les élèvent depuis leur naissance. Voilà 13 ans, leur âge donc, que ces deux jeunes hommes prennent l’autobus avec leur papi et mamie pour participer à une journée de la neuvaine, au Festival. Le père Denis les a bénis et était très heureux de les revoir. (Photo: Danièle Miny) |
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Le ciel du mardi soir 9 août était menaçant; pleuvra-t-il ne pleuvra-t-il pas? Que cela ne tienne, tout le monde est resté sur les chaises dehors, devant le Sanctuaire : il y eut des moments de prière accompagnés de chants religieux, mais il y eut aussi une explosion, pas dans le ciel gonflé de nuages noirs, mais sur le parvis transformé en scène : Magali, dès les premières notes de Je t’aime comme un fou du chanteur québécois, Charlebois, a pris son micro et a fait quelques pas de danse à la Mike Jagger… le feu de joie était pris sur la scène et dans le public. Osé, penserez-vous, pour une neuvaine! La prière peut être aussi très joyeuse, très festive… comme j’ai pu le constaté : il y a le recueillement mais l’expression de joie du cœur d’être ensemble pour prier à aussi son importance. Enfin de compte, Magali et les chanteurs de Cap-Jeunesse ont enchaîné avec une chanson de Jerry Boulay : les yeux dans le cœur… la fête totale. Mais aussitôt ramenée par le père Madore : « Maintenant, un moment de silence et d’intériorité : sentez le vent sur votre visage; écoutez-le; prenons une minute de silence… ». (Photo: Danièle Miny) |
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Mgr Martin Veillette, bientôt évêque émérite de Trois-Rivières, dans toute sa grandeur et sa simplicité, a concélébré avec ses confrères prêtres durant la cérémonie eucharistique, puis à la fin, il est descendu à la nef pour saluer les festivaliers. Que pensez-vous de la nouvelle formule de la neuvaine en Festival de l’Assomption, lui ai-je demandé?: « Il y a beaucoup de créativité dans toute cette grande organisation. J’essaie de venir le plus souvent possible à la neuvaine. » (Photo: Danièle Miny) |
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Bernard Ménard, o.m.i., sourit toujours en donnant la communion. (Photo: Danièle Miny) |






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